Au commencement
Au commencement, il y a le chaos.
Des corps inachevés se mêlent en une masse indistincte, sans forme claire, sans intention - une matière encore en attente, comme une origine confuse, primitive.
Puis vient la séparation. Et avec elle, la création.
La matière se divise, se distingue, fait écho à la fois au mythe des origines et à l’apparition des premières cellules, là où la vie commence à s’organiser.
Ce travail ouvre une réflexion sur la création et sur la place de l’Homme dans ce processus.
Aujourd’hui, l’Homme s’approche du rôle de créateur, en franchissant les seuils de la génétique et des nanotechnologies.
Un nouveau monde se dessine, quelque part entre l’Enfer — dérèglement climatique, surpopulation — et un possible Paradis — progrès, confort, guérison.
L’œuvre questionne cette tension : entre science et croyance, entre pouvoir humain et force originelle.
Jusqu’où transformons-nous le monde, et que reste-t-il de ce qui nous dépasse ?
(Interprétation du texte Genèse 1), 2012